Patience, vocabulaire et Sécurité Sociale

Une hospitalisation d’urgence est une bonne leçon de patience, de vocabulaire et un bon rappel des mérites de la Sécurité Sociale française.

Il faut une bonne dose de patience pour joindre un médecin chez SOS médecins un lundi de Pentecôte et plusieurs essais. De la patience aussi quand on fait la queue aux urgences, de la patience quand on attend d’être examinée par un externe, puis un interne, de la patience encore quand on attend un traitement qui fera diminuer cette fièvre.
De la patience quand cette fièvre ne passe pas et qu’à plus de 40°C, un simple courant d’air devient douloureux.
De la patience quand il faut s’extirper de cette torpeur d’anesthésie générale et qu’on lutte contre le sommeil qui revient.
De la patience qu’il faut maintenant pour ne pas courir partout, accepter de ne pas savoir où en sont ses dossiers après une semaine d’absence, accepter cette fatigue et laisser son corps se remettre de l’intervention chirurgicale et des 4 jours de fièvre.

Mais c’est aussi une « occasion unique » d’améliorer son vocabulaire et de réfléchir à des prochaines parties de Scrabble où l’on va pouvoir poser des mots avec des h, des x et des y.
Alors voilà, je propose une petite liste de termes repérés ces derniers jours : adénomyose, hydrosalpinx, adhésiolyse, coelioscopie, endométriose, pyosalpinx, sigmoïde, apyrexie, hémostase, péritonéal, antibioprophylaxie, citrin, anéchogène …
Pour le Scrabble, « apyrexie » a ma préférence (c’est un scrabble qu’on peut poser si on trouve 1 lettre sur le plateau, il comprend un p, un x et un y => un maximum de points) et dans la vie, ça a ma préférence aussi puisque cela signifie « absence de fièvre ».

Et pour finir, c’est aussi l’occasion de se rappeler comme il est doux de payer des cotisations à la Sécurité Sociale et de voir que ses frais médicaux sont pris en charge.
La nuit d’hospitalisation coûte plus de 1000 €, dont 80% sont pris en charge par la Sécurité Sociale, le reste, y compris le forfait journalier le cas échéant, étant couvert par une bonne mutuelle.
Je n’ai pas eu la présence d’esprit (que voulez-vous, la fièvre …) de prendre en photo la feuille indiquant les frais médicaux facturés par nuit et par type de service, mais aucune « chambre » n’était à moins de 1000 € la nuit. Et ce n’est pas aussi confortable qu’au Plaza Athénée (enfin, j’imagine …).
La fiche se terminait par un « forfait », j’ai trouvé ça étrange. Surtout que c’était un « forfait cœur-poumon » à 102 000 €. Le « forfait » a un petit air de publicité et je reste dubitative sur le côté attractif d’une greffe coeur-poumon …

Bref, tout cet article pour dire que les 7 derniers jours n’ont pas été une partie de plaisir, mais qu’avec un peu de philosophie et d’humour, passé la frayeur et la douleur, la vie est belle !


Notez Bien : un grand grand merci à mon chéri qui m’a supporté pendant la montée de fièvre (avec beaucoup de pleurs autour de 38,5°C) et m’a emmené aux urgences, à ma famille qui m’a envoyé ses supports téléphoniques, logistiques et physiques, à mes amis pour leurs bonnes ondes et plein de gratitude pour les messages de prompt rétablissement !


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